nos recherches Brétignolaises

 

 

 

 

Il était une fois Gabriel CHEVRIER… 

Le héros local de Brétigny-sur-Orge notre  se nomme en réalité Paul Gabriel CHEVRIER. Il est né le 29 mars 1824, à la fin du règne de Louis XVIII, au lieu-dit Guipereux à Longpont-sur-Orge, à un jet de pierre de Brétigny. Il est le dernier enfant du couple Etienne CHEVRIER, Marie Antoinette DEGRES.

 

A sa naissance, il est le tardillon d’une famille de 5 enfants. Son père, Etienne, vigneron, a 67 ans et sa mère 40 ans. Paul Gabriel a quatre frères et sœurs plus âgés qui sont Marie Louise (née en 1814), Etienne Vincent (né en 1815), Etienne Pierre (né en 1817) et Marie Geneviève (née en 1818). Paul Gabriel n’a pas 7 ans lorsque son père décède le 18 janvier 1831 à Guipereux à l’âge de 73 ans.

 

Le dénombrement de Longpont en 1836 (ancêtre de notre recensement) atteste que sa mère Marie Antoinette travaille comme journalière, ne s’est pas remariée et vit alors avec ses deux jeunes enfants, Marie Geneviève (16 ans ½) et Paul Gabriel (12 ans ½). Son fils aîné, Etienne Vincent qui a 20 ans, est charretier et vit à Guipereux chez son patron le meunier Pierre AUDIGE. Le 11 juillet 1840, Etienne Vincent, devenu garde-moulin, épouse à Brétigny Marie Pierrette LEBLANC, patronyme bien connu des Brétignolais.

 

En 1846, Marie Antoinette et son fils Paul Gabriel habitent toujours à Guipereux où ils sont cette fois répertoriés comme vignerons.

 

C'est à Brétigny le 23 novembre 1850 que Paul Gabriel épouse Elisa Virginie LEBLANC, sœur de Marie Pierrette, femme de son frère Etienne Vincent. Les deux frères CHEVRIER auront donc épousé deux sœurs LEBLANC qui sont les descendantes d'une très vieille famille Brétignolaise. C’est leur neveu Alfred Prosper LEBLANC qui sera plus tard adjoint au maire, de 1900 à 1911, maire de Brétigny de 1911 à 1919 et donnera son nom à une rue bien connue près de la gare.

 

 

 

Une fois marié, le couple Paul Gabriel - Elisa Virginie s’installe à Guipereux où vont naître leurs deux enfants, Prosper Alcime en 1854 et Adeline Elisa en 1856. A une date imprécise située entre 1856 et 1861, la famille va quitter Guipereux pour s'installer définitivement à Brétigny, au 7 de la rue du Mesnil (notre actuelle rue Lucien Clause), à côté de la belle-maman Marie Louise BARY (épouse LEBLANC) qui habite au numéro 5, est veuve depuis 1846 et  cultivatrice. Dans l’autre maison voisine, au numéro 9, habitent Pierre Auguste LOGREL cultivateur et son épouse Marie Joséphine LEBLANC qui est une autre sœur d'Elisa Virginie. C'est en ces lieux, en 1872, que Paul Gabriel CHEVRIER fera cette fameuse découverte sur le haricot et sa conservation, qui va le rendre si célèbre mais ne lui amènera jamais la fortune.

 

Quelques années plus tôt, en 1864, un grand malheur avait frappé cette famille. Leur fils Prosper Alcime, âgé tout juste de 10 ans, décédait. Il ne leur restait plus qu'un seul enfant, Adeline Elisa, laquelle se mariera à 21 ans, le 1er décembre 1877 avec Alexandre Prosper PINOTEAU, cultivateur à Brétigny.

 

Le jeudi 7 novembre 1895 à 11 heures du matin, Paul Gabriel CHEVRIER âgé de 71 ans décède à son domicile de Brétigny. C'est ce que déclarent au Maire Emile CHEVALIER, Prosper LEBLANC (59 ans) et Xavier HEBERT (57 ans) respectivement beau-frère et neveu du défunt et que l'on trouve transcrit dans l'acte de décès de Pierre Gabriel. Il sera inhumé au cimetière communal de Brétigny ou sa tombe est encore visible aujourd'hui.

                  

                 Alain

     

- ascendance CHEVRIER

 

         

L’HOMME INCONTESTE DE CES 25 ANNEES : CAMILLE HEBERT

 

Camille Hébert est connu des Brétignolais pour avoir donné son nom à un gymnase et une rue de notre ville. Les anciens l’ont bien connu, et sa fille, Mme Joachim, vit à Brétigny. Camille HÉBERT est incontestablement l’homme qui a marqué les 60 premières années du club et tout particulièrement cette époque de l’entre-deux-guerres.

 

C. Hébert est né le 28 septembre 1888 (*). Il a donc 17 ans lorsqu’il participe à la création du CSB, le 17 mai 1905. Dès 1907–1908, donc à 20 ans, il assure le secrétariat du CSB , trouve les premiers matchs amicaux de football, pour une équipe dont il est le capitaine, et organise les compétitions cyclistes et d’athlétisme du club. Jusqu’en 1914, il sera l’un des animateurs du CSB.

 

De 1914 à 1918, le CSB n’a plus aucune activité, puisque tous ces jeunes sont à la guerre. C. Hébert est dans un service de santé, fait prisonnier vers la fin de la guerre, il rentre de captivité en 1919. Il est secrétaire général du CSB lorsque le CSB repart le 20 mars 1920 .

 

 

 

C’est lui qui s’acharne pour que le CSB dispose d’un terrain à demeure ; il négocie avec le propriétaire pour obtenir un bail de 7 années, trouve auprès de M. Clause des fonds pour transformer ce terrain en stade, avec un terrain de football, une piste d’athlétisme , un terrain de tennis et un premier vestiaire. Le terrain est inauguré lors d’une grande fête, le 17 septembre 1922, et prend le nom de Stade Maurice Boyau, du nom d’un autre ancien du CSB, très célèbre aviateur mort au combat en 1918.

 

Avec un tel équipement, considéré comme  « l’un des plus beaux de notre région », le football se développe rapidement : il y aura bientôt 2 équipes seniors, 1 équipe juniors et 1 équipe cadets. L’athlétisme vit bien, organise un cross en janvier, des « championnats » pendant l’été et des réunions sportives réservées aux membres du club toute l’année. Seul le cyclisme se trouve en demi-sommeil à partir de 1933-1934. Le basket naît à Brétigny en 1935, mais C. Hébert avait fait aménager un terrain de basket dès 1924-25. Le ping-pong commence également en 1935, et Brétigny gagnera le championnat départemental - zone Sud en 1938. On joue toujours au tennis, en loisir et les  « boules » apparaissent, également comme un loisir, en 1940.

 

 

En 1940-44, C. Hébert aura bien des soucis. Le sport continue pendant l’occupation, mais les allemands, nombreux à Brétigny, réquisitionnent le stade pour leurs propres troupes. Il faudra toute l’habilité de C. Hébert pour obtenir que le CSB puisse utiliser ses terrains. Et pendant ce temps, le propriétaire réclame son loyer !!… En 1942, sous l’impulsion de Hébert, le CSB s’organise en  « sections », avec une certaine autonomie, pour le football, l’athlétisme, le basket, le ping-pong, et le cyclisme.

 

C. Hébert continuera d’animer le CSB après la libération, jusqu’à sa mort le 1er janvier 1965.

 

 

 (*) En fait il est né le 23 octobre 1888  

 

Article tiré du journal municipal "Parole" d’avril 2005

– Le CSB : 100 ans d’histoire à partager

 

- ascendance de Camille Alphonse HEBERT

 

LA PREMIERE FEMME PILOTE D'ESSAI EN FRANCE : JACQUELINE AURIOL

     

      Jacqueline AURIOL pendant au moins deux décennies travailla au Centre d'Essais en Vol de Brétigny-sur-Orge en tant que pilote d'essai. Ce métier elle l'exerça avec passion, il était pourtant loin de ses rêves d'enfance.

 

    Jacqueline DOUET est née le 5 novembre 1917 à Challans en Vendée. A sa naissance son père est négociant, en fait il est importateur de bois.

 

    Elle prend son baptême de l'air à Grenoble à seize ans, sans conviction. Après des études secondaires au lycée de Nantes, elle se destine à la peinture. Présentant des dons certains, elle suit à Paris les cours de la prestigieuse Ecole du Louvres. Un brillant élève de Science po, Paul, séduit cette jolie et sage midinette. Ils se marient en février 1938. Jacqueline est alors âgée de 21 ans. Paul AURIOL (1918-1992) son époux, est le fils d'un ministre socialiste du Front populaire, Vincent AURIOL qui sera élu président de la IVe République en 1947. Elle s'occupera de la décoration de certaines pièces du palais de l'Élysée après l'élection de son beau-père.

 

    Jacqueline Auriol ne passe pas inaperçue dans les salons parisiens. Sportive, belle, des yeux bleus immenses, elle est considérée comme l'une des femmes les plus élégantes de la capitale.

 

    Mais en 1948, à 31 ans, Mme Auriol tourne le dos à cette existence mondaine qui ne satisfait pas son goût pour l'action. Alors qu'elle est déjà mère de famille, par défi et par goût du sport, elle apprend à piloter sur un biplan Stampe et obtient ses brevets, premier et second degré. L'aviation devient alors une passion et elle passe à la voltige aérienne pour se perfectionner.

 

     Le 11 juillet 1949, elle est victime d'un terrible accident alors qu'elle est passagère d'un avion amphibie qui vole trop bas. Elle a plusieurs fractures du crâne, est défigurée et subit en deux ans une vingtaine d'interventions chirurgicales. Avec obstination, elle se remet à piloter, passe ses brevets militaires de vol à voile et d'hélicoptères.

 

    Le 21 décembre 1952, elle bat le record de vitesse féminin sur 100 km en circuit fermé à bord d'un avion à réaction Mistral à la moyenne de 818 km/h. Ce record est battu par l'Américaine Jacqueline COCHRAN le 20 mai 1953, à 1 050 km/h.

 

    Le 15 août 1953, Jacqueline Auriol est la première Européenne à franchir le mur du son, à bord d'un Mystère II.

 

    Le 20 avril 1954, elle entre à l'EPNER (École du Personnel Navigant d'Essais et de Réception) et en sort le 18 novembre 1955, brevetée pilote d'essai.

 

    Le 31 mai 1955, elle reprend le record de vitesse avec 1 151 km/h sur Dassault Mystère IV. Le 22 juin 1959, elle porte le record à 1 849 km/h sur Mirage III C, puis le 14 juin 1963  à 2 030 km/h sur Mirage III R. Mais Jacqueline COCHRAN, qui est devenue sa meilleure amie, aura le dernier mot dans cette course de vitesse, elle atteint 2 097 km/h sur un Lockheed-F-104. C'est le moment ou la société Dassault lui demande de réaliser des records sur l'avion d'affaire Mystère 20.

 

    Jacqueline Auriol a reçu quatre fois le Harmon Trophy, l'une des plus prestigieuses récompenses aéronautiques, en 1951, en 1952, en 1955 et en 1956, a été lauréate du Prix Roland Peugeot de l'Académie des sports du plus bel exploit mécanique français de l'année en 1963, déjà lauréate du prix Henri-Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports en 1951, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un "progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité". Elle était aussi grand officier de la Légion d'honneur.

 

    Jacqueline Auriol est décédée le 11 février 2000 à Paris à l'âge de 82 ans.

 

    A noter qu'à Brétigny-sur-Orge une école primaire porte son nom.

 

File:Jacqueline Auriol.pdf

Jacqueline AURIOL et le Mirage III C
(record de vitesse de 1959)

 

 

- Jacqueline AURIOL

 
 

- Photos de Jacqueline AURIOL au CEV

 
 

- Photos de Jacqueline AURIOL à Villebon

 
 

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Jean de BOISHUE

     

      Génélogie et textes en cours

 

 

 

 

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dernière mise à jour : 19 décembre 2015