Répartition des ancêtres de Jacqueline AURIOL

 

 

 

 

Généalogie de Jacqueline AURIOL née DOUET

 

 

 

Remise de prix à Max CLAUZEL (promotion 1957-1960) - Jacqueline AURIOL est présente à la table officielle

 

    Lors de ma jeunesse j'étais épris de tout ce qui touchait de près ou de loin à l'aviation. Je connaissais l'histoire et les exploits de tous les grands pilotes d'hier et du moment, Georges GUYNEMER, Charles NUNGESSER, Antoine de SAINT-EXUPÉRY, Pierre CLOSTERMANN, Hélène BOUCHER, "Kostia" ROZANOFF, Jacqueline AURIOL et bien d'autres étaient mes héros et peuplaient mes rêves.

   Au moment de choisir une profession, le choix fut très vite fait, je ferai carrière dans l'aéronautique. Pour cela au printemps 1956 j'ai passé plusieurs concours d'entrée d'écoles spécialisées dans ce domaine et j'ai réussi celui du C.F.P.E.Ae. (centre de formation des établissements de l'aéronautique) de Villebon sur Yvette. Trois années d'études (promotion NOIZET 1956-1959) comme pensionnaire et en cas de réussite aux examens une carrière civile assurée dans un des établissements de la Direction des Constructions Aéronautiques du Ministère de la Défense s'ouvrait à moi.

    C'est au cours de ces années à Villebon que j'ai rencontré plusieurs fois Jacqueline AURIOL. Pour les baptêmes de promotion et la remise des prix de fin d'année, de nombreuse personnalités du Centre d'Essais en Vol de Brétigny nous rendaient visite et déjeunaient à cette occasion à la cantine avec nous. Jacqueline AURIOL était systématiquement présente à ces évènements. A la fin de ces trois années, ayant réussi mes diplômes, j'ai reçu mon affectation, c'était le Centre d'Essais en Vol de Brétigny. Moi qui habitais à Paris, cela ne m'enchantait pas, j'avais demandé un poste dans un établissement parisien pour lequel je n'avais pas été retenu.

J'allais donc devoir tous les jours, matin et soir, prendre le métro et le train pour me rendre à mon travail. Aussi quand par le plus grand des hasards, à la remise des prix, Jacqueline AURIOL me remis celui que j'avais obtenu au cours de l'année, elle me demanda ou j'allais travailler et si j'étais satisfait, moi d'habitude si timide, je lui répondis que j'allais intégrer le Centre d'Essais en Vol de Brétigny et tout en faisant la moue, je lui dis que j'aurais préféré travailler à Paris. Alors très gentiment et sans se départir de son sourire elle me répondit "Oui mais à Brétigny tu travailleras avec moi".

   Au cours des années qui ont suivis nous nous sommes rarement rencontré, par contre nous avons travaillé ensemble plusieurs fois, elle au commande d'un avion et moi au sol au sein de l'équipe technique qui suivait l'essai. J'ai en particulier fait partie des spécialistes qui ont dans les années 60 homologués un de ses records de vitesse sur Mystère 20.

    Jacqueline AURIOL était une très grande dame et malgré tout très simple et proche des gens, sa disparition en 2000 m'a énormément attristé. A cette occasion Patrick BAUDRY, qui a été pilote d'essai au Centre d'Essais en Vol de Brétigny avant de devenir spationaute, a écrit un très beau texte que vous trouverez ci-dessous.

 

Alain (12 juillet 2015)

 

 

Elle a été un grand pilote

Je connaissais bien Jacqueline Auriol et je l'aimais beaucoup, comme tous ceux qui ont approché cette dame prévenante, toujours si gentille. Elle a été un grand pilote. Tout le monde, dans notre milieu, lui rend cet hommage. Les avions qu'elle a pilotés demandaient un niveau de professionnalisme élevé, surtout pour une femme à cette époque-là. N'oublions pas que l'écart était beaucoup plus important qu'aujourd'hui entre les hommes et les femmes, dans les années 50. Le seul fait qu'elle se soit lancée dans cette voie montre une force de caractère peu commune. Certes, sans les facilités matérielles dont elle a bénéficié au départ, Jacqueline n'aurait peut-être pas pu se lancer dans l'aviation.

Mais ses origines bourgeoises n'enlèvent rien à ses mérites, au contraire. Il fallait en effet une passion bien chevillée au corps pour surmonter les obstacles, à une période où les dames ne «faisaient pas ça.». Après son terrible accident qui l'a marquée à vie, cette passion n'était pas entamée.

Par Patrick BAUDRY (Pilote et spationaute.)

 

insigne du C.F.P.E.Ae.

Jacqueline AURIOL et Mirage III R
(record de vitesse de 1963)

 

 

 

 

 

 

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Généalogie de Jacqueline AURIOL

dernière mise à jour :  19 décembre 2015