Les FOUGEROUSE de Saint Anthème

 

         Ou pourquoi un beau jour, j’ai commencé mes recherches généalogiques.

 

         Quand j’étais enfant, ma mère tenait un magasin d’alimentation à Paris pas très loin de la place de la République, juste à coté du Cirque d’Hiver. Dans nos relations de voisinage, nous avions un marchand de bois et de charbon (un "bougnat") et le patron d’un café tous les deux natifs d’Auvergne. Chaque fois que je les rencontrais, ils n’avaient de cesse de me parler de mon nom et de son origine Auvergnate. Bien sûr je ne comprenais pas, moi qui étais né à Blois dans le Loir et Cher, fils et petits-fils de Blésois, ils faisaient une grossière erreur.

         Les années ont passé et puis un jour un de ses collègues interpelle mon épouse : "tu as vu, il y a un article sur ton nom, dans le journal". A la fin de la journée, quand nous nous retrouvons, elle me rapporte le propos. Dans les jours qui suivent, je vais tout faire pour récupérer un exemplaire du dit journal et je finirai par le commander par correspondance. Le quotidien en question était le journal le monde daté du 30 août 1988, à l’intérieur un article évoquait la commune de Saint-Anthème (63) et il était écrit ceci :

… Le petit cimetière de Saint-Anthème est la dernière demeure de générations de Fougerouse. Parents le plus souvent, mais aussi homonymes : Famille Fougerouse Fougerouse, lit-on sur des tombes. Sur les neuf cent vingt-neuf électeurs inscrits dans cette commune du Puy de dôme, cent sept portent ce nom et l’on peut doubler leur nombre en comptant les enfants. Même un généalogiste se perdrait entre cousinage et voisinage, et, pour se situer entre elles, beaucoup de familles se sont mutuellement attribué, selon le degré d’estime, des surnoms ou des sobriquets…

Ce patronyme, qui vient tout naturellement de "fougère" dans une contrée où le bois a été longtemps synonyme d’arbre de vie économique, n’est donc pas près de s’éteindre…  

 

         Une fois l’article lu et relu, je ne m’explique pas encore aujourd’hui pourquoi, mais j’étais d’un seul coup certain que mes ancêtres venaient de ce petit village du Puy de Dôme. Il ne restait plus qu’à le démontrer ! Je n’ai pas entamé tout de suite mes recherches, mais la petite graine de la généalogie était en moi. C’est quelques années plus tard, avec les débuts d’internet que j’ai vraiment commencé la quête de mes ancêtres.

         Une fois épluchés les livrets de famille, il a fallu passer aux choses sérieuses, les archives. Bien sûr pour commencer, nous avons dû aller aux AD de Blois et c’est dans ces lieux que nous avons trouvé la fameuse preuve tant attendue. Jusqu’à mon arrière-grand-père, comme je l’ai dit plus haut, tous les FOUGEROUZE sont nés à Blois, même le père de ce dernier un dénommé Sulpice, y a vécu et s’y est marié. C’est en consultant les différents actes du dit Sulpice et de ses enfants (il en a eu 13) que nous avons compris que nous étions sur la bonne voie, il exerçait la profession de scieur de long. Malheureusement lui aussi était né dans le Loir et Cher, à Couddes. Il a fallu attendre la lecture de l’acte de mariage de ses parents pour voir apparaître pour la première fois le nom de Saint Anthème. Quand nous avons lu que Gaspard FOUGEROUZE qui épousait à Oisly mademoiselle Marie François LASNIER, était né à Saint Anthème dans Puy de Dôme, sans nous concerter mon épouse et moi nous avons explosé de joie. Dans les archives ce genre de manifestation n’est pas habituel, toutes les personnes présentes se sont retournées en nous demandant de faire silence, ils ne comprenaient pas que nous avions fini par atteindre notre but, rejoindre les FOUGEROUSE de Saint-Anthème.

         Il faut savoir que dans ce village du Puy de Dôme se trouve un lieu-dit dénommé la Fougerouse, c’est le berceau de ma branche patronymique. Depuis notre journée mémorable aux AD de Blois, nous avons remonté lentement et consciencieusement cette branche, grâce en particulier à l’aide efficace de Mme MALHIÈRE, complété de temps à autre par les données de M. GIROND. Actuellement nous en sommes à la onzième génération et c’est Pierre FOUGEROUSE fils de Jean qui épouse par contrat Bonnette CHAPPOT le 18 avril 1591 et toujours à Saint Anthème. Nous sommes arrivés au bout du chemin pour ce patronyme, mais il nous reste encore de belles choses à découvrir.

         La généalogie c’est une enquête à rebondissement avec ses multiples facettes qui vont de l’onomastique à l’héraldique en passant par la paléographie et c’est ma passion.

 

Alain

 

 

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les FOUGEROUSE de St Anthème

dernière mise à jour : 17 février 2015